Partage et recherche de connaissances

Philippe MARTIN (http://personnel.univ-reunion.fr/pmartin/pres5min.html)



A l'heure actuelle, le moyen le plus simple de partager des informations avec un grand nombre de personnes c'est de créer et publier des documents sur le Web ou dans un journal.

Avec une telle approche basée sur les documents, un 1er problème est qu'une information particulière a souvent peu de chances d'être trouvée par toutes les personnes qui aimeraient la connaitre, en particulier au moment où elles en ont besoin.
Un 2nd problème est qu'une personne peut difficilement mémoriser et comparer toutes les informations de divers documents.
Un 3ème problème est que chaque personne est constamment amenée à lire des choses qu'elle sait déjà ou à écrire des choses que d'autres ont déjà écrites.

Ces problèmes viennent du fait que l'information n'est pas organisée.
Si l'indexation et la recherche d'information passe par de l'indexation et de la recherche de documents - comme par exemple avec Google - tout ce que l'on retrouve c'est une liste - pas toujours pertinente - de documents qu'il reste à lire et qui sont partiellement redondants entre eux.
Souvent, on aimerait mieux avoir une réponse précise à une question précise, ou bien pouvoir trouver rapidement une information précise par navigation.

Pour cela, il faudrait que chaque object auquel on peut penser - que ce soit un objet physique, un concept ou une idée - soit relié - pas seulement dans notre esprit mais sur le Web - à d'autres objets par des relations précises, comme par exemple : a-pour-partie, a-pour-but, a-pour-argument, a-pour-date, a-pour-emplacement, a-pour-generalisation, est-effectué-par, etc. Cela s'appelle des relations sémantiques et donc le réseau qui en résulte s'appelle un réseau sémantique.
Dans un tel réseau, idéalement, il n'y a pas de redondances et on peut retrouver rapidement une information particulière en navigant sur les relations entre objets. De plus, avec un tel réseau, la machine peut effectuer des déductions logiques pour répondre à des questions précises, par exemple, quelles tâches et sous-tâches peut-on faire pour résoudre tel problème, ou encore, quels sont les points communs entre telle et telle techniques.
Un tel réseau sémantique s'appelle aussi un réseau de connaissances, d'où le titre de cette présentation.

La difficulté c'est d'arriver à ce que tout le monde puisse ajouter des choses à un réseau sémantique unique, et sans qu'il devienne incompréhensible ni plein de redondances. Pour cela, j'ai créé
1) des méthodologies, des protocoles et des langages pour représenter et organiser les connaissances de manière collaborative,
2) des noyaux pour de tels réseaux afin qu'ils puissent être facilement étendus, et
3) des méthodes pour que la machine puisse répondre à des questions.